Le Cameroun en première ligne face à une menace croissante de la cybercriminalité

Sur le sol camerounais, la cybercriminalité ne cesse de gagner du terrain, impactant aussi bien les particuliers que les entreprises et les institutions étatiques, avec des conséquences économiques et sociales parfois dévastatrices.

L’adoption rapide des technologies numériques au Cameroun, notamment l’explosion de l’accès à internet et l’usage des smartphones, a malheureusement créé un terrain fertile pour les cybercriminels. Les arnaques se multiplient sous diverses formes. Les messages frauduleux promettant des gains faciles, des emplois fictifs ou des héritages inattendus sont monnaie courante, piégeant des milliers de citoyens.

Mais aussi, des entreprises et même des organismes publics sont régulièrement visés par des attaques de rançongiciels, paralysant leurs opérations et exigeant des sommes considérables pour la restitution des données. Avec la popularité croissante des services de mobile money, les escroqueries liées aux transferts d’argent se sont multipliées, vidant les comptes de victimes peu méfiantes.

Conscient de l’ampleur du phénomène, le gouvernement camerounais a mis en place plusieurs mécanismes pour contrer la cybercriminalité comme l’Agence Nationale des Technologies de l’Information et de la Communication (ANTIC) qui est le fer de lance de la cybersécurité au Cameroun. Elle est chargée de la prévention, de la détection et de la réponse aux incidents cybernétiques, ainsi que de la sensibilisation du public.

Le Cameroun s’est également doté d’une loi sur la cybercriminalité et la cybersécurité, prévoyant des sanctions pour les auteurs d’infractions numériques. Des unités spécialisées au sein de la police et de la gendarmerie nationale sont également chargées des enquêtes. Malgré ces efforts, des défis majeurs demeurent avec un manque de moyens humains et matériels alloués à la lutte contre la cybercriminalité

En cette Journée Mondiale, il est impératif de renforcer la synergie entre l’État, le secteur privé et la société civile. L’investissement dans l’éducation numérique, la formation des experts en cybersécurité, et l’amélioration de la coopération judiciaire sont autant de pistes essentielles pour que le Cameroun puisse non seulement se défendre, mais aussi devenir un acteur clé dans la promotion d’un cyberespace sûr et résilient pour tous.

Laisser un commentaire