Cameroun : Anicet Ekanè et Djeukam Tchameni  arrêtés par la police à Douala

La vague d’interpellations se poursuit dans les rangs de l’opposition qui revendique la victoire de Issa Tchiroma à l’élection présidentielle. Quelques heures seulement après l’arrestation de Anicet Ekanè, c’est au tour de Djeukam Tchameni, co-dirigeant de l’Union pour le Changement 2025, d’être appréhendé à son domicile à Douala ce vendredi 24 octobre.

Tous deux avaient soutenu la candidature d’Issa Tchiroma, président du FSNC, qui revendique sa victoire à la présidentielle du 12 octobre et appelle à une mobilisation populaire ce dimanche 26 octobre. Le message posté par Tchiroma sur les réseaux sociaux, invitant les Camerounais à une marche pacifique « dans toutes les villes du pays et dans la diaspora », est considéré par les autorités comme un appel à l’insurrection.

L’on se souvient que dans un communiqué signé le 21 octobre dernier par Anicet Ekane et Djeukam Tchameni, ils invitaient les populations sont invités, à fêter la victoire d’Issa Tchiroma Bakary à l’élection présidentielle, à rester chez eux de 6 heures à 18 heures, journée fériée. » En même temps, l’Union pour le changement « exhorte les autorités civiles et militaires à se ranger du côté du peuple, à faire preuve de retenue et à éviter toute provocation ».

À Yaoundé, le gouvernement multiplie les signaux d’alerte. Lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi 24 octobre, le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, a, une nouvelle fois, exhorté les citoyens à préserver la paix et à dénoncer « les fauteurs de troubles ».
À l’approche du 27 octobre, jour de la proclamation des résultats à l’élection présidentielle par le Conseil constitutionnel, la crispation est palpable et la confrontation se joue désormais sur deux fronts : dans les rues et dans les médias. 

Selon certains observateurs de la scène politique camerounaise, dans leur action de soutien au président camerounais, les autorités politiques françaises ont voulu récupérer le projet de Transition proposé par l’UPC 2025, pour le faire porter par Biya, avec Tchiroma comme premier ministre.

Djeukam Tchameni, Ekané et d’autres soutiens du Tchiroma de Garoua ont été harcelés sans succès. Et maintenant, mis aux arrêts ! On peut donc dire que désormais, main dans la main, la France et les autres Occidentaux ont décidé d’utiliser la violence. Achille Mbembe, qui connaît bien les Occidentaux, avait prévenu : aucune condamnation ne viendra de la communauté internationale.

Laisser un commentaire