
Le leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), Maurice Kamto, a officialisé vendredi dernier sa démission du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (MANIDEM), formation sous laquelle il avait présenté sa candidature à la présidentielle du 12 octobre prochain, finalement invalidée.
Cette annonce intervient après la décision du Conseil constitutionnel du 5 août confirmant l’exclusion de Kamto du scrutin pour « pluralité d’investiture ». Dans une déclaration offensive le 7 août, l’opposant avait accusé le régime du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) d’avoir « sciemment orchestré » son éviction en fabriquant « un faux président du MANIDEM » et « une fausse seconde candidature » afin de justifier son invalidation.
« Pour les raisons que j’ai eues à rappeler en d’autres circonstances, j’ai dû présenter ma candidature à l’élection présidentielle de 2025 sous la bannière du MANIDEM.
Cette candidature a subi la barbarie administrative et l’arbitraire juridictionnel sans précédents que l’on sait. Le mandat que le Conseil National du MRC m’avait donné lors de sa réunion du 26 octobre 2024, de choisir la modalité de présentation de ma candidature dans le cadre de cette élection présidentielle prévue le 12 octobre prochain, a expiré avec la décision honteuse du Conseil constitutionnel du 5 août 2025 et, avec lui, la raison pour laquelle j’avais démissionné de la présidence nationale du MRC.
Par parallélisme des formes, le Conseil National du MRC a constaté cette fin de ma mission lors de sa réunion du 6 septembre 2025, par une résolution dans laquelle il demande mon retour dans le parti et la reprise de mon mandat de Président National du MRC.
Afin de donner suite à cette demande, je devais démissionner d’abord du MANIDEM. C’est ce que j’ai fait ce jour, 12 septembre par une lettre de démission notifiée au MANIDEM, avec effet immédiat.
Je tiens à saluer chaleureusement, une fois de plus, le sens patriotique du Président du MANIDEM, Georges Anicet EKANE, et les bonnes dispositions des cadres et des militants du MANIDEM à mon égard ».
Principal opposant à Paul Biya et crédité de plus de 14 % des suffrages en 2018, Maurice Kamto reste désormais en dehors de la course électorale, mais assure à ses partisans que « la lutte continue ».