
Le Cameroun veut intensifier la recherche de nouvelles ressources pétrolières et gazières dans ses bassins sédimentaires. La Société nationale des hydrocarbures (SNH) a accompagné la signature, le 14 août 2026 à Yaoundé, d’un Contrat de partage de production (CPP) entre l’État camerounais et Octavia Energy Cameroon SARL pour l’exploration du bloc Bolongo, situé dans le bassin maritime du Rio del Rey. À travers cet accord, la SNH entend notamment soutenir la valorisation du potentiel national en hydrocarbures, attirer davantage d’investissements et préparer le renouvellement des réserves du pays.
Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la stratégie camerounaise de développement du secteur des hydrocarbures. Le 14 août 2026, à Yaoundé, la République du Cameroun et Octavia Energy Cameroon SARL ont conclu un Contrat de partage de production (CPP) portant sur la recherche et, à terme, l’exploitation des hydrocarbures dans le bloc Bolongo Exploration.
La signature de cet accord s’est déroulée en présence de Fuh Calistus Gentry, ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique par intérim. La Société nationale des hydrocarbures (SNH), représentée par son Administrateur Directeur Général, Adolphe Moudiki, était également au cœur de cette opération aux côtés d’Ahmed Nabil Hayel Saeed, Président Directeur Général d’Octavia Energy Corporation Limited, maison mère d’Octavia Energy Cameroon SARL.
Situé en zone maritime, dans le bassin du Rio del Rey, le bloc Bolongo Exploration couvre une superficie de 381,56 km². Son attribution à un nouvel opérateur s’inscrit dans la volonté de poursuivre l’exploration des domaines pétroliers camerounais et d’identifier de nouvelles opportunités susceptibles de contribuer à la production future du pays.

41 millions de dollars pour explorer le potentiel du bloc
Au titre du contrat, Octavia Energy Cameroon SARL devra mettre en œuvre un programme minimum de travaux pouvant s’étendre sur une période maximale de sept ans. Le dispositif est organisé en trois phases successives, avec des engagements techniques et financiers précis.
La première période, prévue sur trois ans, sera consacrée à l’exploitation des données déjà disponibles. L’opérateur devra notamment retraiter les données sismiques existantes et conduire des études géologiques et géophysiques. Cette étape doit permettre de mieux cerner la structure du sous-sol et d’identifier les zones présentant le potentiel pétrolier ou gazier le plus intéressant.
Deux périodes supplémentaires de deux ans chacune pourront ensuite être engagées. Elles comportent chacune le forage d’un puits d’exploration, étape déterminante pour confirmer sur le terrain les hypothèses issues des études préalables.
Pour l’ensemble de ces trois phases, l’investissement minimum annoncé s’élève à 41 millions de dollars américains. Cet engagement financier traduit la volonté de l’opérateur de mobiliser des moyens conséquents pour évaluer le potentiel du bloc.
La SNH cherche à préparer l’avenir de la production nationale
Au-delà de la signature d’un contrat, l’enjeu pour la SNH réside dans la poursuite de l’exploration et la constitution de nouvelles perspectives pour le secteur des hydrocarbures. Dans un contexte où la disponibilité future des ressources constitue un enjeu stratégique, l’exploration de nouveaux blocs permet d’anticiper l’évolution des réserves et de maintenir l’attractivité du domaine pétrolier camerounais.
Le partenariat avec Octavia Energy s’inscrit ainsi dans une logique de diversification des investissements et de mobilisation de nouveaux acteurs autour du potentiel offshore du Cameroun. Pour la SNH, l’objectif est également de favoriser une meilleure connaissance des ressources présentes dans le sous-sol national avant d’envisager leur éventuelle mise en production.
Le choix du bassin du Rio del Rey revêt, à cet égard, une importance particulière. Cette zone maritime fait partie des espaces pétroliers historiques du Cameroun. L’ouverture de nouvelles opérations d’exploration doit permettre de poursuivre l’évaluation de son potentiel et, éventuellement, de faire émerger de nouvelles découvertes.

Un investissement tourné vers les futures découvertes
Le calendrier retenu montre que les résultats ne seront pas immédiats. Les premières années seront essentiellement consacrées à l’analyse et à l’interprétation des données disponibles. Les éventuels forages interviendront ensuite pour vérifier la présence et la qualité des accumulations d’hydrocarbures identifiées.
Pour la SNH, cette démarche progressive répond à une nécessité : réduire les incertitudes géologiques avant d’engager d’éventuels investissements de développement. La recherche constitue donc une phase stratégique permettant de mieux orienter les décisions futures.
Avec ce CPP, le Cameroun poursuit ainsi sa politique de promotion de l’exploration pétrolière et gazière. L’engagement de 41 millions de dollars sur le bloc Bolongo représente une nouvelle contribution à cet effort. Si les travaux permettent de confirmer un potentiel commercial, le projet pourrait à terme contribuer au renouvellement des ressources exploitées et renforcer la capacité du pays à tirer profit de son domaine pétrolier.
Pour la SNH, l’enjeu est donc clair : explorer aujourd’hui pour préparer les capacités de production de demain, tout en attirant des capitaux et des compétences nécessaires à la valorisation durable du potentiel national en hydrocarbures.