
Le ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation (MINRESI) et l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) entendent donner une nouvelle impulsion à leur coopération. À la faveur d’une rencontre tenue le 11 juin à Yaoundé entre la ministre Madeleine Tchuinte et le directeur par intérim de l’AUF pour l’Afrique centrale et les Grands Lacs, Jean-Luc Konan, les deux institutions ont réaffirmé leur engagement commun en faveur du développement de la recherche, de l’innovation et de l’entrepreneuriat scientifique au Cameroun.
Une coopération renforcée autour des priorités nationales
Le renforcement des capacités scientifiques et technologiques du Cameroun était au cœur des échanges entre le ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation et l’Agence universitaire de la Francophonie. Cette rencontre a permis de dresser un bilan des actions déjà engagées tout en identifiant de nouvelles pistes de collaboration destinées à accompagner la transformation du paysage de la recherche dans le pays.
Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de travailler de manière concertée afin de favoriser l’émergence d’un écosystème scientifique plus compétitif, capable de répondre aux défis économiques, sociaux et environnementaux auxquels le Cameroun est confronté.
Un appui accru à la formation et à la mobilité des chercheurs
Parmi les sujets abordés figure l’accompagnement des chercheurs en début de carrière, notamment ceux qui ne sont pas encore titulaires d’un doctorat. À travers le Programme international de mobilité et d’employabilité francophone (PIMEF), l’AUF entend contribuer à renforcer les compétences scientifiques et professionnelles des jeunes chercheurs en leur offrant davantage d’opportunités de formation, d’échanges et d’ouverture à l’international.
Cette démarche s’inscrit dans une vision plus large visant à améliorer l’employabilité des diplômés et à favoriser la circulation des savoirs au sein de l’espace francophone.
Le Hub Recherche-Innovation et Start-Up 237 au cœur des ambitions
Les discussions ont également porté sur le développement du Hub sous-régional Recherche et Innovation, conçu comme un espace de convergence entre chercheurs, universités, entreprises et investisseurs. Cette plateforme devrait favoriser la valorisation des résultats de la recherche et leur transformation en solutions concrètes au service du développement.
Autre projet majeur évoqué : Start-Up 237. Cette initiative ambitionne de stimuler l’entrepreneuriat innovant en accompagnant les jeunes porteurs de projets à fort potentiel. L’objectif est de renforcer les passerelles entre la recherche académique et le monde économique afin de favoriser l’émergence d’entreprises innovantes capables de créer de la valeur et de l’emploi.
Le projet Futuropole, symbole d’une nouvelle vision scientifique
L’un des points forts de la rencontre a concerné le projet Futuropole, considéré comme l’un des programmes les plus ambitieux du secteur de la recherche au Cameroun. Cette future structure devrait constituer le neuvième institut national de recherche et se consacrer à des domaines scientifiques stratégiques appelés à jouer un rôle majeur dans l’économie de demain.
Parmi les secteurs identifiés figurent l’intelligence artificielle, l’économie bleue, les énergies renouvelables, le nucléaire civil, ainsi que d’autres technologies émergentes susceptibles de renforcer la compétitivité du pays sur la scène régionale et internationale.