Cameroun : le président du MRC dénonce “l’acharnement” dont sont victimes ses militants

Le 2 septembre 2025, le siège du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) à Garoua, dans la région du Nord, a été encerclé par les forces de maintien de l’ordre afin d’empêcher la tenue d’une réunion de ses militants.

Une décision que le président par intérim du parti, Mamadou Mota, qualifie de nouvelle preuve « de la stigmatisation dont le MRC est victime de la part des autorités ». Pour lui, cette interdiction constitue « une atteinte aux droits démocratiques des militants et sympathisants du MRC ».  “Alors que d’autres partis politiques sont autorisés à se déployer sur le terrain sans être inquiétés, le MRC est systématiquement ciblé et empêché de mener ses activités normalement. Cette situation est inacceptable et constitue une atteinte aux droits démocratiques des militants et sympathisants du MRC”.

Selon l’opposant, cette mesure illustre une inégalité de traitement. « D’autres partis politiques sont autorisés à se déployer librement sur le terrain sans être inquiétés, tandis que le MRC est systématiquement ciblé et empêché de mener ses activités normalement », dénonce-t-il. Et d’insister : « Le MRC est un parti politique qui œuvre pour le développement et la démocratie au Cameroun. Il est inadmissible qu’il soit ainsi stigmatisé et entravé dans son fonctionnement ».

Face à cette situation, Mamadou Mota appelle ses militants et sympathisants à rester mobilisés et déterminés face à « ces tentatives d’intimidation ». Il exige également la levée immédiate de l’interdiction de la réunion et demande que le MRC puisse exercer librement ses activités. « Nous exigeons aussi que les responsables de cette interdiction soient sanctionnés pour leur comportement illégal et discriminatoire », affirme-t-il.

Depuis qu’il assure l’intérim à la tête du parti, c’est la deuxième fois que Mamadou Mota adopte un ton aussi ferme. La première remonte au 4 août 2025, lors du contentieux préélectoral devant le Conseil constitutionnel. Ce jour-là, plusieurs militants du MRC avaient été interpellés après des débordements liés aux restrictions d’accès imposées par les autorités pour des raisons de sécurité. Placés en garde à vue administrative (15 jours renouvelables), ces militants avaient suscité la colère de M. Mota, qui avait exigé leur « libération immédiate », dénonçant des arrestations « illégales et en violation flagrante de la légalité ».

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