
Les élections régionales au Cameroun ont lieu le 30 novembre prochain, selon un décret signé lundi 1er septembre par le président Paul Biya, convoquant le collège électoral pour l’élection des conseillers régionaux.
Ces élections régionales interviendront plus d’un mois après l’élection présidentielle prévue le 12 octobre. Au total, 900 conseillers régionaux seront élus au scrutin majoritaire plurinominal à un tour pour cinq ans, à raison de 90 conseillers pour chacune des dix régions du Cameroun.
Par un décret signé ce 1er septembre 2025, le président de la République convoque le collège électoral pour l’élection des conseillers régionaux le 30 novembre 2025. Conseillers municipaux et chefs traditionnels sont donc attendus aux urnes pour la seconde fois pour renouveler les conseils régionaux, en conformité avec l’article 245 du Code électoral qui prévoit que : “ les conseils régionaux se renouvellent intégralement tous les cinq ans. L’élection a lieu au plus tard 20 jours avant l’expiration du mandat des conseils régionaux”. Au total, 900 conseillers régionaux seront élus au scrutin majoritaire plurinominal à un tour pour cinq ans, à raison de 90 conseillers pour chacune des dix régions du Cameroun.
En effet, les premières élections régionales se sont tenues le 6 décembre 2020. Quelque 24000 grands électeurs avaient voté 9000 conseillers régionaux. En dehors de l’Undp qui avait entièrement ravi les postes de conseillers dans la région de l’Adamaoua, aucun autre parti politique n’a pu contrôler une région seule. Le Rdpc, parti au pouvoir, a ainsi raflé presque tous les postes en jeu.
Seulement, cette décision crée déjà des remous au sein des partis de l’opposition et chez certains observateurs et analystes politiques. Armand Noutack II interroge la pertinence des Conseils régionaux. « Il faut quand-même avoir la lucidité de dire que, convoquer le corps électoral pour les élections régionales le 30 novembre 2025, alors que la présidentielle n’est pas encore passée, et qu’on ne sait pas encore qui sera vainqueur, alors qu’on a renvoyé les élections législatives et municipales à 2026, alors que le mandat des conseillers municipaux appelés à élire les conseillers régionaux s’est achevé normalement depuis février 2025, c’est peut-être légal, mais ce n’est pas fair-play, c’est une « lâcheté politique » qui élimine d’office tous ceux qui n’ont pas pris part aux législatives et municipales de 2020 , ainsi que tous les autres partis créés après février 2020.
Les conseils régionaux prévus dans la Constitution de 1996 s’inscrivent dans le cadre du processus de décentralisation visant à renforcer les capacités des collectivités territoriales décentralisées pour le développement local.