Coopération : le Cameroun et la Guinée équatoriale signent l’accord d’exploitation conjointe du gaz

Les deux pays ont signé ce mardi 3 février l’accord d’exploitation conjointe du champ transfrontalier Yoyo-Yolanda, estimé à 2,5 Tcf. Chevron, opérateur du projet, y voit un levier majeur pour renforcer l’approvisionnement de long terme en GNL.​

« La meilleure façon de prévoir l’avenir c’est de le créer. » c’est le sens du projet Yoyo/Yolanda entre le Cameroun  et la Guinée équatoriale. Un exemple remarquable de coopération Sud-Sud, en l’occurrence pour l’exploitation des ressources naturelles gazières partagées à la frontière. En perspective, dividendes en augmentation, des emplois créés et des infrastructures construites.

En effet, en gestation depuis un certain temps, la Guinée équatoriale et le Cameroun se sont unis pour l’exploitation conjointe de leurs gisements pétroliers frontaliers avec la signature de l’accord d’opération conjointe du projet YOYO-YOLANDA. L’événement, présidé le mardi 3 février par le vice-président de la République, S. E. Teodoro Nguema Obiang Mangue s’est déroulé au Palais du peuple à Malabo et représente un signe historique de collaboration entre pays voisins dans le cadre de la coopération Sud-Sud. Au cours de la cérémonie, l’accord a été signé par les responsables des départements des hydrocarbures des deux pays, suivie du paraphe des représentants de Chevron, GEPETROL et de la SNH. 

Le ministre des Mines, de l’industrie et du développement technologique du Cameroun, Fuh Calistus Gentry, ainsi que les principales autorités du secteur énergétique du pays voisin, dont Nathalie Moudiki, deuxième conseillère à la Direction générale de la Société nationale des hydrocarbures (SNH). Sur le plan national, le Premier Ministre Manuel Osa Nsue était présents avec les responsables du Ministère des mines et des hydrocarbures. L’Ambassadeur des États-Unis en Guinée équatoriale et de hauts cadres de Chevron, de la Société nationale des hydrocarbures du Cameroun et de GEPETROL ont également assisté.

Le même jour, le vice-président a tenu une audience séparée avec le Ministre camerounais des mines, de l’industrie et du développement technologique, Fuh Calistus Gentry, avec lequel il s’est félicité de la mise en œuvre de l’accord et s’est entretenu sur d’autres possibilités de coopération Sud-Sud.

Mais aussi, S. E. Nguema Obiang Mangue a reçu Nathalie Moudiki la deuxième conseillère de la SNH avec qui elle a abordé les aspects techniques et les avantages que l’accord YOYO-YOLANDA apportera aux deux nations.

Ces résultats sont en train d’être atteints depuis que Nguema Obiang Mangue a rejoint les négociations sur les accords pétroliers. Après avoir obtenu l’augmentation des bénéfices de la Guinée équatoriale dans l’exploitation du terrain Aseng, de 5 à 32,55 %, cette signature a été atteinte, qui consolide l’excellente coopération Sud-Sud qui unit les deux pays.

En rappel, Yoyo est un bloc offshore, s’étendant sur plus de 679 km2 dans le bassin de Douala/Kribi-Campo au Cameroun. Il est contiguë au champ Yolanda, qui appartient au bloc I, en Guinée équatoriale. Les deux abritent des réserves de gaz naturel et de condensats de gaz. Ils partagent une même structure géologique, le champ Yolanda se prolongeant au Cameroun. 

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